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Dernier jour sur terre
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David Vann

DAVID VANN

David Vann naît en 1966 sur l'île Adak, en Alaska, où il passe une partie de son enfance avant de s'installer en Californie avec sa mère et sa sœur. Quand il a treize ans, son père se suicide : ce drame marque très fortement le jeune garçon et le poursuivra toute sa vie.…

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Dernier jour sur terre

David Vann

Traduit de l‘anglais par Laura Derajinski

Inédit

Récit - Totem n°44

ISBN 978-2-35178-665-9

Parution le September 4, 2014

224 pages - 8,40 Euros

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Extrait
Cho a tué trente-deux personnes, il en a blessé vingt-trois, puis il s‘est suicidé avant l‘arrivée de la police. Dans toute l‘histoire des États-Unis, c‘est le déchaînement le plus meurtrier perpétré par un tueur isolé, et tout ceci était idiot. Il n‘y a rien de cool ou d‘intéressant dans la "méthodologie" de Cho. Acheter un Glock 19, quelques chargeurs supplémentaires, entrer dans une salle de classe et tirer sur les gens. Nous n‘avons encore rien mis en place pour empêcher un tel acte. C‘est un droit américain.

Résumé

Le 14 février 2008, Steve Kazmierczak, vingt-sept ans, se rend armé à son université. Entre 15 h 04 et 15 h 07, il tue cinq personnes et en blesse dix-huit avant de se donner la mort. À 13 ans, David Vann reçoit en héritage les armes de son père, qui vient de mettre fin à ses jours. Quel itinéraire a suivi le premier avant de se faire l’auteur de ce massacre ? Quel parcours le second devra-t-il emprunter pour se libérer de son héritage ? L’auteur retrace ici  l’histoire de Kazmierczak, paria solitaire, comme tant d’autres. Comme lui par exemple, qui, enfant, se consolait en imaginant supprimer ses voisins au Magnum.

Vidéos

David Vann - "Goat Mountain" et "Dernier jour sur terre"

Presse

Entre fiction et  non-fiction, ce diptyque sonde une violence intime comme collective. Refuse la barrière confortable du tueur considéré comme un monstre, un autre que soi. David Vann nous oblige à plonger en nous, à interroger cette pulsion de violence en chacun, il montre comment une culture, des héritages et traditions produisent des tueurs.

On n'avait pas lu une enquête littéraire aussi glaçante et fascinante depuis le pionnier De sang-froid (1965), de Truman Capote. […] David Vann plonge dans le cerveau dérangé d'un paria, tout en analysant les névroses collectives d'une Amérique qui refuse d'admettre sa dépendance aux armes.

Dans ce récit à la fois investigation, introspection et acte politique, l'auteur se met à nu, presque en danger. Il appelle un chat un chat, et lève le voile sur les parts d'ombre sournoises qui se lovent en chacun, Américain ou pas. […] David Vann entraîne ses personnages dans une transe macabre, les oblige à se révéler. Le lecteur n'a d'autres choix que de s'y soumettre.

Dans le style percutant qu’on lui connaît, l’auteur nous conduit dans ces zones obscures où « […] parfois le pire de nous-mêmes finit par l’emporter ». C’est dans l’abîme de ce « parfois » que se situe toute l’interrogation de cette chronique – autant exploratoire que libératoire – d’une descente aux enfers. Sans empathie particulière pour le meurtrier, l’auteur se garde cependant de tout jugement moral, ce qui fait toute l’efficacité du récit. 

David Vann plonge au plus profond de l’âme humaine. Avec un style hypnotique et aussi tranchant qu’un couteau à dépecer, il autopsie froidement la violence et la perversion qui selon lui sont à la racine de l’humanité et l’ivresse que procure le pouvoir de tuer chez les hommes.

Deux livres aussi perturbants que passionnants.

Captivant.

Effroyable.

L'enjeu pour Vann est d'établir le parallèle entre sa propre jeunesse et celle du tueur, et de s'interroger : pourquoi ce dernier a basculé, et lui pas ? Vann raconte cette vie [celle du jeune tueur Steve Kazmierczak] comme celle d'un antihéros, décrivant avec maestria sa chute dans la folie et la mécanique du passage à l'acte.

Méditation éclairée et terrible.

Un livre aussi puissant et révélateur sur la société américaine que De sang froid de Truman Capote.

Une enquête poignante.

Un document d'un intérêt remarquable.

Le meilleur livre de David Vann. Un avatar hypnotisant de De sang-froid, infiniment plus dérangeant que son modèle.

Dernier jour sur terre est écrit dans un rythme staccato et passionné, avec une intense attention accordée aux détails intimes. C’est un livre fascinant.

L’étude attentivement élaborée d’une descente fatale dans la folie.

Les libraires en parlent

Une narration factuelle, minutieuse et très journalistique mise en parallèle avec la propre histoire de l'auteur, son rapport (et au-delà : celui des USA) aux armes et à la violence. Un roman qui dérange et fait froid dans le dos.

Portrait époustouflant d'un homme rongé par ses démons dans des États-Unis sourds aux désordres mentaux. David Vann le rapproche de son propre passé. Une enquête exhaustive, terrifiante et édifiante !

Dans une mise en regard fascinante, l'auteur plonge dans la vie d'un tueur pour éclairer son propre passé, illuminant les coins obscurs de cette Amérique d'aujourd'hui où l'on pallie ses faiblesses une arme à la main.

Les sentiments et la culpabilité des proches, la vente d'armes à feu aux États-Unis, le rôle de la famille… des thèmes forts et complexes que l'auteur maîtrise parfaitement. Si ces deux textes sont indépendants, ils gagnent à être lus ensemble. Des récits empathiques qui incitent à se poser plus de questions, à ne pas nous contenter des discours servis à la chaîne et à réfléchir par nous-mêmes. Voilà quelque chose qu'il est bon de trouver dans les livres !

[…] Il est évident que Dernier jour sur terre est un texte qui a toute sa place dans son œuvre et qui mérite autant d’égards que ses précédents romans.

L'auteur s'improvise journaliste et tente une introspection entre sa propre vie de jeune garçon fasciné par les armes quand il était petit et un tueur de masse qui a tué dans un lycée en 2008. Aurait-il pu devenir ce tueur s'il n'était devenu écrivain ? Sur un sujet déjà vu, l'écriture de Vann fait toute la différence.