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Fausse piste
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James Crumley

JAMES CRUMLEY

James Crumley est né à Three Rivers, au Texas, en 1939. Il sert deux ans dans l’armée, aux Philippines, puis continue ses études et sort diplômé de l’Université de l’Iowa. Au milieu des années 1960, il part vivre et enseigner dans le Montana, un État qu’il ne quittera plus et où il côtoiera notamment Richard Hugo et James Lee Burke.

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Fausse piste

James Crumley

Traduit de l‘anglais par Jacques Mailhos

Préface de Caryl Ferey

Roman - Fiction

ISBN 978-2-35178-109-8

Parution le April 1, 2016

400 pages - 23,50 Euros

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Extrait
Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu de relation avec une femme capable de paraître innocente et vulnérable. Non que je n’aime point les femmes fortes et autonomes, mais la plupart des femmes que je connaissais étaient si rudes qu’elles pouvaient tailler des silex bifaces en se servant de leur cœur comme percuteur. Je décidai que cette femme me plaisait. Peut-être plus qu’elle ne le devrait en si peu de temps. Quelque fût son problème, j’avais bien l’intention de la consoler assidument jusqu’à ce qu’elle découvre que je ne pouvais pas faire grand-chose pour l’aider.

Résumé

Dans la petite ville de Meriwether, dans le Montana, le privé Milo Milodragovitch est sur le point de se retrouver au chômage technique. Les divorces se font maintenant à l’amiable. Plus besoin de retrouver l’époux volage ou la femme adultère en position compromettante. Ne lui reste qu’à s’adonner à son activité favorite, boire. S’imbiber méthodiquement, copieusement, pour éloigner le souvenir cuisant de ses propres mariages ratés, de la décadence de sa famille, de son héritage qui restera bloqué sur son compte jusqu’à ses cinquante-trois ans – ainsi en a décidé sa mère. C’est alors que la jeune et très belle Helen Duffy pousse sa porte : son petit frère, un jeune homme bien sous tous rapports, n’a plus donné signe de vie depuis plusieurs semaines. Milo s’engage alors sur une piste très glissante.

 

Dès son premier polar, James Crumley s’impose en grand maître du noir. Avec lyrisme, humanisme et humour, il dépoussière le mythe du privé et réinvente le genre.

Presse

Il sourd de ces pages une tristesse et une mélancolie contagieuses. Romancier de la chute, de la désillusion, Crumley apprivoise la nostalgie pour la teinter à sa guise d'humour noir et de grivoiserie. 

On redécouvre avec plaisir la musique mélancolique de Crumley, sa renversante propension à l'empathie, sa voix militante aussi.

Immense écrivain trop méconnu, l'homme du Montana est enfin réédité chez Gallmeister.

Une invitation à (re)plonger dans l'œuvre intense, puissante et très sombre d'un grand romancier américain, né au Texas mais qui choisit de s'implanter dans le Montana. Il fait partie de ces écrivains américains qui ont bousculé le genre, avec des héros durs à cuire et des enquêtes qui n’ont rien d’une pastorale de santons provençaux.

Son style, son humour et son désespoir brillent plus que jamais dans ce premier polar, impeccablement traduit, mettant en scène le mythique privé Milodragovitch, et joliment illustré de planches en noir et blanc. On attend la suite avec impatience.

Un style époustouflant, une écriture haletante qui tient de la course-poursuite au bord des précipices.

Un Raymond Chandler en version destroy, et bien plus poétique encore.

Ce premier roman de James Crumley, pilier de bar et de l'école du Montana, publié en 1975, est un diamant noir. L'intrigue part dans tous les sens au gré de cuites XXL, de défonces au speed et de castagnes homériques. Mais là n'est pas l'essentiel. Plus qu'un polar, Fausse Piste est une exploration du dernier cercle de l'ivrognerie, une virée sur la nef des fous de Meriwether. C'est aussi une magnifique histoire de filiation. Les pages que Milo consacre à son fantôme de père, suicidé au fusil de chasse, sentent la poudre, le whisky et les larmes.

Un texte écrit en 1975 qui nous rappelle vraiment les romans noirs des années 50 à la Chandler. Un vrai roman noir.

C’est un peu la cerise sur le gâteau d’anniversaire des dix ans de cet éditeur, créé en 2006 pour « donner à lire l’Amérique » selon la définition d’Oliver… Gallmeister.

Lire ou relire Fausse Piste, oui,  pour le plaisir d’une traduction maîtrisée, une belle orchestration. Les pages du roman deviennent légères et on se plaît, le sourire aux lèvres, à relire un passage. Apprécier, écouter à nouveau la musique de James Crumley, ciselée, plaisante à l’oreille du lecteur, encore oui. Pour une nouvelle traduction, c’est un cru qui se déguste avec bonheur. On attend les rééditions suivantes de James Crumley, vite.

Transcription fidèle de cette Amérique désabusée, Fausse Piste entraîne le lecteur dans un récit oscillant entre les rires et les pleurs.

Il [Crumley] ajoutait une tendresse pour les oubliés, les ivrognes, pour ces hommes écrasés par leurs espoirs déçus et leurs vies gâchées. Au milieu de ce bourbier, Crumley fait pousser des fleurs d'humanité, paumés touchants par leur méchanceté ratée et leur folie douce.

Jetant un regard cynique sur une société en déliquescence, n'hésitant pas à tâter du coup de poing ou à se défoncer pour se remettre d'une cuite trop sévère, Milo est avant tout la voix – une voix empreinte d'humanité et de tendresse mélancolique – de tous ces êtres cabossés qui hantent les bars, ces magnifiques perdants dont personne ne pleurera la disparition. 

L'écriture est magnifique, donnant l'impression que l'histoire n'est qu'un prétexte.

Une aspiration à la liberté, mais dans sa version chaleureuse, humaniste, au plus proche de personnages déclassés et frappadingues.

Tout simplement le style d'un grand.

Ce premier titre, dressant un portrait fascinant de l'Amérique, donne envie de suivre la suite des enquêtes de Milo.

Le premier roman noir d'un maître du genre.

Assurément un très grand livre qu’on lira d’une traite. Bravo aux éditions Gallmeister de rééditer un des plus grands maîtres du polar.

C’est brut et tendre à la fois, un concentré de rêve américain aux relents de gueule de bois. Le tout assorti d’une bonne rasade d’ironie.

Milo Milodragovitch semble, sous ses airs de loser, directement branché sur un pylône. Benzédrine plein les naseaux, sans fleurs ni couronne, le folklore cul-terreux se joue chez lui à la guitare électrique.

Dans un style décapant et une ambiance crépusculaire, Crumley use d’une écriture efficace et plaisante pour composer ce roman aux tonalités punks. La préface de Caryl Férey est savoureuse et les dessins de Chabouté, accompagnant le lecteur, s’insèrent parfaitement bien pour illustrer cette péripétie.

Les libraires en parlent

 James Crumley possède la voix la plus distinctive et le talent le plus naturel de sa génération, celle des turbulents décentrés qui se sont fait entendre dans les années 70 comme Jim Harrison ou McGuane. 

Superbe réédition de Gallmeister, superbement illustrée par Chabouté, bénéficiant d'une superbe nouvelle traduction de Jacques Mailhos. Beaucoup de "superbe" pour une voix incontournable du roman noir américain et de l'école du Montana.

Noir, cynique, attachant : parfait pour illuminer votre été ...

Un incontournable du Noir, tellement bon qu'on peut le lire plusieurs fois sans jamais s'en lasser... James Crumley vous rendra accro... !

James Crumley déploie avec brio les codes du hard boiled hammettien et lui rajoute cette pointe d'amertume propre aux seventies. Le Montana y remplace la Californie, immense trou perdu où viennent plonger ses personnages abîmés par la vie. À lire !

C'est le roman noir le plus puissant et bouleversant de l'été !

Incontournable et inoubliable !