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Little America
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Henry Bromell

HENRY BROMELL

Henry Bromell est né en 1947 à New-York. Suivant son père, agent de la CIA, dans ses affectations, il a passé son enfance à l'étranger. Il a publié ses premiers textes dans le New Yorker avant de se tourner vers la télévision et de devenir l’un des principaux contributeurs de nombreuses séries. Il a notamment travaillé en tant qu'écrivain, scénariste et producteur de la série Homeland. Il est décédé en 2013 à Los Angeles suite à une crise cardiaque.

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Du même auteur

Little America

Little America

Henry Bromell

Traduit de l’anglais par Janique Jouin-de Laurens

Roman - Fiction

ISBN 978-2-35178-131-9

Parution le February 2, 2017

416 pages - 23,70 Euros

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Extrait
En observant de plus près, j’ai remarqué que beaucoup des soldats de plomb et des véhicules en métal étaient cabossés ou entaillés à cause des guerres sur le sol des chambres de nos maisons au Korach. Il manquait un œil à un fantassin de la Première Guerre mondiale, un bras à un tireur embusqué écossais, leurs chevaux à quelques membres de la cavalerie confédérée. Soudain, l’innocence a semblé avoir une vie intérieure plus sombre. Ces jouets muets étaient les vétérans de notre enfance, les
survivants, mutilés, blessés et à moitié morts, enterrés pour toujours dans leurs souvenirs de douleur, de boue et de tonnerre, d’acier et d’obus hurlants.

Résumé

Mack Hopper, agent de la CIA, arrive au Korach en 1957 avec sa femme et leur fils Terry. Sa mission est de tisser des liens  avec le jeune roi de ce pays sans ressources, mais déterminant pour l’influence américaine au Moyen-Orient. Il se rapproche peu à peu de ce souverain plein de charme, jusqu’à ce que ce dernier soit mystérieusement assassiné. Quarante ans plus tard, Terry, devenu historien, entreprend des recherches sur ce qui s’est passé au Korach. Petit à petit, il explore souvenirs et archives de cette petite Amérique du bout du monde pour trouver la clé du mystère qui entoure la  mort du roi et, surtout, découvrir quel fut le rôle de son père dans cette affaire.

 

Little America questionne la politique étrangère américaine, mais ce roman envoûtant met surtout en scène la quête d’un fils cherchant à comprendre qui est réellement son père.

Presse

C'est magnifique, simple, élégant, faites-moi confiance, je pense, j'espère !, que vous ne serez pas déçu.

Little America, l'un des romans les plus intelligents et passionnants que j'aie lus cette année. [...] C'est éblouissant à force d'être limpide.

Paranoïaque, mélancolique et labyrinthique, Little America est un antidote à la trumpologie des temps.

Un grand roman d'espionnage, élégiaque et corrosif, avec le Moyen-Orient en ligne de mire. Visionnaire.

Plus l'on se souvient que c'est une histoire vraie, plus le livre est délectable pour le lecteur qui vérifie ainsi que les clichés sur les espions sont incroyables mais vrais.

Dans Little America, le créateur d'Homeland avait déjà tout compris. [...] Prémonitoire, incandescent, terrifiant.

Voilà un roman d'un réalisme prémonitoire en même temps que d'une étrangeté autobiographique inédite et diffuse. Un roman coup d'État.

On retrouve dans ce récit complexe tous les ingrédients d'un bon roman de John Le Carré mâtiné de Ian Flemming. Le luxe ! Un grand livre d'espionnage.

Un livre aux accents prophétiques qui reste frappant au regard de l’actualité bouleversée du Moyen-Orient.

Un roman original et plein d'intérêt.

Little America est un livre impeccable dans sa construction, d'un intérêt indiscutable à propos de la politique étrangère américaine.

De ce mélange de souvenirs personnels, d’imaginaire et d’influences, l’écrivain-producteur a tiré un récit à la structure fouillée mais au charme unique, qui enchaîne les sauts dans le temps sans toujours prévenir, par de brusques fondus enchaînés.

Autant l’autobiographie d’un fils que la biographie d’un père, et un roman d’espionnage fascinant sur la politique de la guerre froide au Moyen-Orient.

Les libraires en parlent

Little America, un grand roman de la guerre froide ! Lorsque le fils d'un ex-agent de la CIA tente de reconstituer un épisode vécu, alors qu'il était enfant, dans un petit pays (fictif) du Moyen-Orient, cela donne un roman d'espionnage traversé par une introspection familiale visant à élucider de  nombreux secrets... Passionnant !

Au-delà d’un roman d’espionnage passionnant, un beau livre sur les relations filiales et l’art de réussir (ou non) sa vie.

Nul besoin d’aller chercher chez Henry Bromell le tardif scénariste de la série Homeland pour être saisi d’admiration devant la capacité de Little America à s’imprégner d’une profonde et rare compréhension culturelle, historique et stratégique de cette zone désertique pourtant située à nouveau au cœur de bien des enjeux contemporains – et à le faire avec un exceptionnel mélange d’humour noir et de nostalgie.

 C’est génial, l’intrigue est fabuleuse, le livre est vraiment épatant.

Énorme coup de cœur pour ce livre qui mêle habilement les questions géopolitiques aux relations les plus intimes !

Mieux qu'un roman d'espionnage, un roman sur l'espionnage au fil de l'enquête d'un fils sur l'homme qu'est son père, ancien agent de la CIA. 400 pages de lecture qui passent bien trop vite.

Little America est tout d'abord un roman à la construction virtuose, glissant en une phrase de l'investigation du fils dans l'Amérique d'aujourd'hui vers cette année 1958 où un roi fut trahi, puis assassiné, et son royaume partagé comme un biscuit par une Syrie vorace et un Irak sans merci. Par la faute de qui, pourquoi, avec la complicité ou pas de ce père aux réponses retorses qui semble mâcher son incertitude à l'infini ? Est-ce d'ailleurs de l'incertitude, ou la honte d'un secret impossible à avouer ?

Si réaliste, et si intelligent ! Lui-même fils d'un agent de la CIA, Henry Bromell construit un personnage parti à la recherche de son enfance au Proche-Orient, des faits et méfaits de son espion de père. Toute la politique extérieure américaine durant la guerre froide défile alors devant nos yeux... Et dire que ce roman a été publié seulement quelques semaines avant le 11 septembre 2001 aux États-Unis !

On pense évidemment à Le Carré à la lecture de Little America. Et comme dans les meilleurs de ses romans, c'est la sincérité avec laquelle Bromell déshabille ses souvenirs, une histoire intime, qui fait mouche, nous émeut, et nous plonge dans un beau mirage au coeur du désert. Éblouissant.