Éditions Gallmeister, des livres à vivre
Compagnie K
Partager sur Facebook

Télécharger

La couvertureLa photo de l'auteurLe dossier de presse
William March

WILLIAM MARCH

William March (1893-1954), de son vrai nom William Edward Campbell, est né en Alabama. Le 5 juin 1917 s’ouvre la conscription américaine qui marque l’entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale. William, alors âgé de vingt-trois ans, s’engage - comme des millions d’Américains ce jour-là.

Lire la suite

Du même auteur

Compagnie K

Compagnie K

William March

Traduit de l‘anglais par Stéphanie Levet

Roman - Totem n°58

ISBN 978-2-35178-603-1

Parution le November 5, 2015

256 pages - 8,80 Euros

Trouver ce livre en librairie

Extrait
On est près des tranchées... Debout ! Debout ! C’est le moment de foncer et de lancer les grenades. C’est le moment de prendre les tranchées. On se bat à la baïonnette. On est dans les tranchées allemandes. On se bat à la crosse du fusil et au couteau. Il y a des cris, des hommes qui courent dans tous les sens...

Résumé

Décembre 1917. Une compagnie de marines est envoyée au front, en France. Pour la première fois, les hommes de la Compagnie K découvrent la guerre : balles qui sifflent, ordres absurdes, la pluie et le froid, la tentation de déserter. Les cent treize soldats qui composent cette compagnie prennent tour à tour la parole pour raconter leur guerre, les guerres, décrire près d’un an de combats, puis le retour au pays pour les traumatisés, les blessés, ceux hantés à jamais.

 

Tableau saisissant de la Grande Guerre, roman inoubliable salué comme un chef-d’œuvre, Compagnie K  est le grand classique américain sur la Première Guerre mondiale.

Presse

Une fois rassemblés, ils composent un tableau effrayant où voisinent le tragique et l'absurde, la pesanteur de l'attente et la brutalité de l'assaut. March mettra dix ans à finir ce texte, paru en 1933, devenu un grand classique.

Par la sécheresse de son style, sa forme chorale et fragmentaire, Compagnie K est une fresque pointilliste exécutée au fusain et à la sanguine […] On en sort la gorge nouée.

March raconte la boue, le sang, l'effroi. Il fait ça avec des phrases sèches comme des sarments de vigne, une simplicité qui crève le cœur.

Scènes de quelques secondes, séquences de plusieurs semaines, brutalité de l'instant ou attentes interminables, ces temps différents se déclinent au long de ces témoignages fictifs, qui composent un roman magistral, pulvérisant tous les bons sentiments.

Il y a quelque chose d'extraordinaire dans le courage de William March écrivain, sa capacité à ne jamais s'enfuir, ne jamais reculer face à aucun événement ni aucune sensation.

On se demande pourquoi une telle œuvre n'a pas été traduite plus tôt. Sa remise en cause de l'iconographie guerrière, si chère aux mythes fondateurs des identités nationales, y est certainement pour quelque chose. Ce roman, encensé à sa sortie, n'a jamais connu le succès qu'il méritait. Il serait temps que les choses changent…

Compagnie K est un récit apocalyptique, où les morts surgissent d'outre-tombe en dénonçant la guerre, toutes les formes de guerre. Et où les rescapés ne trouvent pas de mots assez forts pour nommer l'innommable. Froide comme un linceul, l'écriture de William March nous glace d'effroi.

Il faudra absolument ouvrir ce roman.

L'idée est géniale. Donner la parole à 115 bonshommes de sa compagnie, du simple soldat au capitaine, qui, tour à tour, en une ou deux pages, racontent une scène résumant à elle seule leur guerre, et toute la guerre. […] Chaque pièce est un petit chef-d'œuvre.

Une merveille […]. C'est une étrange et étourdissante ballade écrite au rasoir, au milieu des feux follets, qui cent ans plus tard, continuent de sourdre de ces glaises du Nord gorgées de cadavres.

Poignant et essentiel.

Chacun des récits, plutôt courts, est comme un éclair qui illumine la guerre sous toutes ses facettes : c'est tragique, drôle, absurde, émouvant, horrible, désespéré, glorieux tout à la fois. Pas de théorie, des faits racontés d'une écriture limpide et belle.

Compagnie K tourne le dos au sentimentalisme habituel des récits de guerre.

C'est LE chef-d'œuvre américain sur la guerre des tranchées. Une fresque magnifique qui donne voix à toutes les victimes anonymes.

Ces cent quinze récits à vif incarnent les millions d'hommes pris dans la tourmente de la Grande Guerre. Ces cent quinze soldats de la compagnie K rappellent que cette troupe en uniforme était faite d'individus seuls et uniques. Grattant la boue et le sang, William March retrouve l'homme en chair et en os, l'homme corps et âme.

Un chef-d'œuvre cru de souffrance, de réalisme et d'ironie sur la Grande Guerre. Et un événement de cette rentrée littéraire.

Les libraires en parlent

William March est un auteur qui n’ignore rien du fracas de la guerre. Et rien de ce que peut éprouver l’homme jeté dans le tumulte de l’Histoire ne semble lui être étranger. Il contourne magistralement la difficulté consistant à ne rien nous épargner de la sueur, du sang et des larmes versés par la Compagnie K puisque la forme courte qu’il s’impose - chaque soldat n’a que quelques pages pour se livrer - lui évite de s’appesantir. Les instants de paix qui illuminent parfois ce chaos n’en sont que plus fugaces. Et cette fugacité de l’instant, qu’il soit triste ou beau, rend ce livre inoubliable.

On en prend plein la tronche, l'écriture est sèche, désabusée, et va droit au cœur de l'humain. Un roman bouleversant et sensationnel.

Bah, mon gars, tu vois, pour que je lise de la littérature de guerre faut se lever tôt. Voire même pas se coucher du tout parce qu'en général ça finit dans la pile "on verra bien quel meuble je vais pouvoir caler avec ça". Et quand ça se passe pendant la Première Guerre mondiale, c'est carrément "qui je déteste au point de lui offrir un bouquin archi relou ?"

Comme quoi, tu vois, des fois ça tient à pas grand-chose, une bonne maison d'édition, une lecture fluide, agréable, qui coule aussi vite que le sauveur dans le fond de la gorge.

Voilà, moi j'ai suffoqué, j'ai stressé, j'me suis plongé dans la tête des hommes passés en revue jusqu'à m'en perdre.

Oublie tout c'que t'as pu lire jusqu'à maintenant si t'es fan de ce genre de litté, et si comme moi t'as pas l'habitude que ça te fasse bander, voilà de quoi virer ta cuti en 260 pages.

C'est tout bon !

 

Tout ce qui fait l'horreur, et tout ce que fut 14-18. Unique et bouleversant.

Un roman magnifique, à la fois poignant, violent, émouvant.

Récit exceptionnel !

Un livre touchant sur cette guerre de tranchées mangeuse d'hommes et les traumatismes qu'elle a engendrés.

Ce récit n’a pas pris une ride. Il dit toutes les guerres et les réactions humaines face à l’horreur dans une langue brute et sans artifices. On sort de ce roman choral sonné et la gorge serrée.

Un roman-mosaïque MAGISTRAL sur la guerre, toutes les guerres, à lire de toute urgence !