Éditions Gallmeister, des livres à vivre
Corrosion
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Jon Bassoff

JON BASSOFF

Jon Bassoff est né en 1974 à New York. En parallèle à son métier d’écrivain, il a créé et dirige la maison d’édition américaine New Pulp Press, où a notamment débuté Jake Hinkson. Actuellement, il vit avec sa femme et ses deux enfants quelque part dans le Colorado, où il enseigne l'anglais - ses élèves le surnomment "le gars bizarre qui écrit des romans".

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Du même auteur

Les Incurables
Corrosion

Corrosion

Jon Bassoff

Traduit de l‘anglais par Anatole Pons-Reumaux

Roman - Fiction

ISBN 978-2-35178-104-3

Parution le January 1, 2016

240 pages - 17,20 Euros

Sélection du Grand Prix de Littérature Policière

Sélection du prix Marianne-Un aller-retour dans le Noir

Sélection du prix Libr’à nous du meilleur polar

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Extrait
Et le garçon, huit ans, peut-être neuf, des épis dans les cheveux, souriant maladroitement, loin d’imaginer le futur, loin d’imaginer la mort et le désespoir qui l’entoureraient pour le restant de ses jours, loin d’imaginer la maladie qui allait détruire sa mère, la corrosion de son corps, la corrosion de l’esprit de son père, la corrosion de son âme à lui.

Résumé

Un vétéran d’Irak au visage mutilé tombe en panne au milieu de nulle part et se dirige droit vers le premier bar. Peu après, un homme entre avec une femme, puis la passe à tabac. L’ancien soldat défiguré s’interpose, et ils repartent ensemble, elle et lui. C’était son idée, à elle. Comme de confier ensuite au vétéran le montant de l’assurance-vie de son mari qui la bat. Ce qu’elle n’avait pas réalisé, c’était qu’à partir de là, elle était déjà morte.

Presse

L'année noire s'ouvre en fanfare! Voici Corrosion, nouvelle encoche, bien profonde à la crosse de neo noir, l'arme de poing des éditions Gallmeister. […] Bassoff annonce la noirceur et remet les pendules à l'heure : notre bas monde est rongé jusqu'à l'os, nos âmes oxydées jusqu'à la mort, rien ne tient, tout s'effrite.

Jon Bassoff est un drôle de paroissien et un sacré chimiste du "genre". Il ouvre son bal maudit façon noir country (bled improbable, déclassés et amours à la ramasse) et le dynamite en cours de la folie qui dissout inexorablement les fondements de la Grande Nation. […] Pour les prochains, on dira simplement qu'il s'agit d'un Bassoff.

Le vieux monde sent la rouille. Le bruit et la fureur sont des rumeurs souterraines exhalées depuis ce siècle où la grandeur de l’Amérique se projetait déjà dans l’annonce de sa chute. Cette « corrosion» dont nous parle Jon Bassoff se bricole avec les restes du festin littéraire mitonné par Faulkner ou Thompson. […] La corrosion du rêve, c’est le repli sur un territoire désolé qui n’appartient qu’aux écrivains. « Bienvenue à Thompsonville, 1 372 sympathiques habitants ». Il y fait déjà nuit.

Un pur concentré de hard boiled et un grand bonheur démoniaque.

Encore une fois, Gallmeister a repéré le petit bijou. […] Le roman de Jon Bassoff monte alors en puissance et prend le lecteur dans ses griffes démoniaques et l’entraîne au plus profond de ce tourbillon d’âmes damnées. […] L’Amérique de Bassoff est une usine à impurs, le pays produit des dingos en bataille et l’auteur leur donne vie dans un final hallucinatoire. "Et la Terre expira dans un hurlement". De douleur, de peur et de jouissance primale et morbide. Corrosion est puissant, vivifiant, du polar noir de chez noir.

Avec ce premier roman, Jon Bassoff fait une entrée fracassante dans la collection NéoNoir de chez Gallmeister. On appellera ça une déferlante cauchemardesque… […] Bassoff nous connecte dès lors aux neurones corrompus d’un schizophrène barré comme il se doit. Les événements s’enchaînent au rythme de ses hallucinations, entre vengeance barbare et scènes de tortures… L’écriture, aussi tranchante qu’une lame, accompagne ce voyage au bout de la folie mortifère du soldat.

De belles promesses d'avenir.

Je ne sais par quel malheur ce livre a atterri en dessous de ma pile de lectures, car il s’agit bel et bien d’un des meilleurs publiés dans la déjà très recommandable collection Néonoir de Gallmeister.
[...] Celui-ci [le livre] n’est pas juste un simple – et énième – exemple du genre « gothic noir » ou « hillbilly noir », car Bassoff, avec ce premier roman traduit par Anatole Pons, se montre être bien plus machiavélique et déjanté que cela.

Bassof ne nous épargne rien et souvent, l’envie de plonger personnellement dans le récit pour freiner la folie furieuse qui s’y installe nous a saisis. S’agissant de Downs, l’auteur remonte à l’enfance du personnage pour chercher les racines de ce qui le ronge. Là encore, folie latente, misère sociale et intellectuelle lient une sauce putride composée de croyances religieuses, fantasmatiques et pseudo-scientifiques. Rarement un titre de roman aura aussi bien adhéré à son intrigue, c’est véritablement corrodé que l’on en ressort, à l’image des personnages principaux qui, eux, l’étaient depuis le début. 

Un héros complexe rongé par un mal qui prend sa source dans l’enfance, une atmosphère effrayante, des personnages terrifiants, mais aussi une humanité nichée au cœur des ténèbres : les ingrédients d’un grand roman trempé à l’encre noire.

Un formidable roman noir qui, en infusant de la beauté au cœur de la désolation, fait éclater les limites du genre. Un talent de virtuose.

Imaginez du Chuck Palahniuk dilué dans le langage de Tarantino, puis mélangé à l’acidité de Jim Thompson, dans un livre fait pour être adapté par David Lynch, vous obtiendrez alors un aperçu de l’atmosphère de Corrosion. Le premier roman de l’inimitable Jon Bassoff inaugure un nouveau genre : le noir corrosif. 

Les libraires en parlent

Vous aimez David Lynch ? Vous aimez Conrad et Faulkner ? Vous aimez les guitares grasses de ZZ Top et les riffs violents de NIN ? Vous aimez la morsure de la poussière sur la peau asséchée ? Vous aimez l’odeur du sang et de la sueur rance ? Oui ? Alors lisez ce bouquin titanesque.

Un sublime roman noir sur la folie humaine, une écriture hachée, sans guillemets, sans tirets, des dialogues courts, percutants, l'auteur n'a pas le temps, il déroule son histoire, vite, avec passion, avec brio, avec fougue pour un voyage sans retour vers une rédemption, ou pas, qu'obtiendra le héros.

Continuons sur cette belle lancée avec une découverte de cette rentrée littéraire hivernale. Il s'agit d'un roman noir, très noir (sans sucre)... Corrosion, de Jon Bassoff, commence plutôt sainement avec un type qui prend la défense d'une femme battue. Jusque-là il est sympa... La suite m'a conduit à me poser cette question : lequel est le plus dingue, le personnage ou l'auteur qui l'a créé ?

Dernier né de la collection neo noir chez nos amis de Gallmeister, Corrosion est un livre âpre, puissant, qui ne laisse assurément pas indifférent. Sans concession, avec beaucoup d’intelligence, l’auteur nous plonge au fond des ténèbres pour nous faire prendre conscience de ce que nous ne devons jamais perdre de vue : notre humanité. Jon Bassoff – pour son premier livre ! – nous dresse un portrait éclair magnifique de l’Amérique abandonnée, de ses « rednecks » dans ce qu’ils ont parfois de plus dégueulasse. Et pas qu’un peu.

 

Attends, tu permets que je me relève, là ? Je viens de me prendre LA claque POLAR de ce début d'année. Y'a quelqu'un qui vient de jouer avec mon cerveau sans que je lui dise que ça se faisait pas. Il s'appelle Jon Bassoff et, bordel, j'ai pris 240 pages de pure qualité.

L'année 2016 commence sur les chapeaux de roues avec cette nouvelle parution dans l'excellente collection neo noir. Avec une écriture incisive, l'auteur nous livre ici 240 pages d'une noirceur et d'une folie sans pareil. Encore une fois, je suis tombé sous le charme de ce nouvel opus de cette terrible collection.

Une année qui démarre fort avec la lecture de l'excellent Corrosion. Attention, c'est du lourd, âmes sensibles s'abstenir : Corrosion c'est corrosif !
Et derrière tout ça, un auteur qui mène son intrigue de main de maître sur un rythme qui ne faiblit jamais. Une réussite, vraiment !
Bravo Jon Bassoff, et encore une fois, merci aux éditions Gallmeister, à Anatole Pons, le traducteur.

Neo noir round 7.
Corrosion, c'est le plus sombre du country noir décharné avec les hallucinations d'un David Lynch des grands jours. C'est écrit avec une plume trempée dans l'acide et ça rompt nos espoirs de happy end dès la deuxième ligne. C'est noir comme le fond d'un canon de Winchester posé sur un front. Évidemment, c'est à lire.